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Allier
La colonne liquide

 

Rassemblant des eaux issues des quatre départements de la région, l’Allier est la rivière auvergnate par excellence, un trésor de patrimoine nature à préserver à tout prix.

L’Allier prend naissance en Lozère, au Mourre de la Gardille, à 1 485 mètres d’altitude. Gonflée par les eaux rassemblées sur la Margeride, la rivière fait son entrée en Haute-Loire juste en aval de Langogne. Toute proche, l’immense retenue de Naussac sert à réguler son débit, qui oscille à cet endroit de moins de 1 m3 par seconde à plus de 1 200 m3 par seconde. Traduits en termes d’érosion, ces chiffres expliquent qu’entre Langogne et Langeac, l’Allier disparaisse dans des gorges grandioses, dépassant souvent 500 mètres de profondeur.

Passé Langeac, les horizons s’élargissent. Renommée localement « la Ribeyre », elle dessine le superbe méandre de Lavoûte-Chilhac. Tout change avec l’entrée dans la Limagne brivadoise. L’Allier aborde sa première plaine sédimentaire et s’y déploie en méandres actifs et en bras morts dont la ville de Brioude s’est prudemment écartée.

Suivent un nouvel étranglement à Auzon et un passage resserré au Saut-du-Loup, où l’Allier reçoit le renfort des eaux de l’Alagnon. Ce confluent se place à l’orée de la Limagne d’Issoire, jalonnée par la butte volcanique de Nonette, le plus beau des balcons sur la vallée.

Puis l’Allier se remet à son travail de sape pour franchir le relief granitique de Saint-Yvoine. En aval de Coudes, la rivière trace un cours très sinueux et paraît chercher son chemin d’une butte à l’autre. Paradoxalement, c’est dans la dernière partie de son cours, qu’il se montre le plus sauvage, car il a depuis toujours la liberté de divaguer dans sa plaine alluviale, en changeant de tracé à chacune de ses crues.

 

Ce cas de figure à peu près unique en Europe a eu pour conséquence d’entretenir une mosaïque d’écosystèmes d’une richesse incomparable, au détriment des activités humaines, hormis la navigation et l’exploitation des sables. Ainsi, seules deux villes importantes, Vichy et Moulins, ont pu s’établir sur les berges de la rivière. L’Allier fait son adieu au Massif central à Saint-Yorre, au milieu des sources minérales, en effleurant les derniers contreforts granitiques de la Montagne bourbonnaise. Passé Vichy, la rivière divague de plus belle, en rabotant sans relâche ses berges concaves tandis qu’elle accumule les bancs alluviaux sur la rive opposée. En aval de Moulins, les larges méandres laissent la place à un cours dit en tresses, encombré d’îles fuselées. Sortie d’Auvergne, la rivière mélange ses eaux à celles de la Loire au bec d’Allier, à 165 mètres d’altitude.

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