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Châtaigne du Cantal
Sur le chemin de la reconquête


Culture emblématique du sud du Cantal, longtemps considérée comme le « pain des pauvres », la châtaigne se découvre un second souffle, grâce à l’action d’une poignée de résistants, bien décidés à surfer sur l’esprit très nature de ce fruit pas comme les autres.

Au midi du Cantal, la Châtaigneraie est un terroir à part où s’activent des Cantaliens à l’esprit bien particulier. Rien d’étonnant à ce qu’une poignée d’irréductibles « castanaïres » s’attachent à remettre sur le devant de la scène ce produit devenu rare qu’est la châtaigne de pays. Autour de Maurs-la-Jolie, diverses initiatives ont donné naissance à plusieurs associations. Historiquement, il y eut d’abord l’Association cantalienne pour la revalorisation du châtaignier et de ses produits, sur laquelle s’est greffée récemment Arbres et paysages en Châtaigneraie.

 

Enfin, dix producteurs se sont regroupés au sein des Castanaïres bio, dont les adhérents font de la châtaigne un plus à leur métier d’origine, généralement l’élevage. Tel est le cas de Jean-Pierre Vigier, producteur au Genièvre, sur la commune de Maurs-la-Jolie. Un personnage, que ce passionné à l’accent chantant des confins méridionaux de l’Auvergne. « Le châtaignier, c’est une noblesse. Il ne faut pas oublier le monde que ça a sauvé, par ici. On mangeait de la châtaigne jusqu’à la fin mars, on engraissait le cochon avec. Mon père les conservait plus longtemps encore en noyant les sacs dans l’eau d’une citerne. » Et d’enchaîner sur la richesse en goût des variétés locales : sanguiral, jean-fau, verdal, tounive, paquette, savoye… Une nostalgie en prise avec les préoccupations des années 2010.

 

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Désormais, les Castanaïres bio conservent leurs fruits en chambre froide ventilée et ont récemment inauguré une machine à récolter et une calibreuse, mises en commun sur la foi du bon esprit de groupe qui prime en ce pays. « Auparavant, rappelle Jean-Pierre, on ramassait les bogues à mains nues parce qu’avec des gants, on n’avance pas. En fin de saison, la pointe des doigts était morte, insensible, et les premières nuits, on ne dormait pas tellement ça lance. Avec la machine, ce sont les mêmes châtaignes, mais elles ne sont plus aussi “tape-à-l’œil”. À la main, on avait les châtaignes les plus luisant possible. » Cette mécanisation n’a cependant aucune incidence sur la qualité du fruit. Jean-Pierre Vigier le sait bien, qui commercialise toute sa récolte à la Foire à la châtaigne de Mourjou, à la fin du mois d’octobre. Une manifestation qui attire chaque année 25 000 personnes dans ce petit village de 350 habitants.

 

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