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Gorges de l’Allier
Le grand frisson

 

De Chapeauroux à Langeac, l’Allier taille sa route dans le granit et le gneiss, découpant des gorges au profil vertigineux, ponctuées de falaises de basalte et de villages échevelés.

C’est à Rochegude, sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qu’on prend réellement la (dé)mesure des gorges de l’Allier. Là, surplombant le vide, la petite chapelle romane et son clocher-mur regardent passer les pèlerins depuis le XIIIe siècle. En contre-haut, plantée sur un chaos rocheux, la tour médiévale embrasse un paysage incommensurable, des hauteurs du Devès jusqu’à la silhouette floue du mont Mouchet, mais c’est dans le tréfonds des gorges que plonge immanquablement le regard.

Un sillon creusé par l’Allier à même le gneiss et le granit et qui, de Chapeauroux jusqu’à Langeac, sépare radicalement le Velay de la Margeride, formant un monde à part, presque impénétrable, une parenthèse de vie sauvage que trouble la ligne de chemin de fer de Nîmes à Clermont-Ferrand.

 

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Entre Monistrol-d’Allier et Prades, seuls quelques sentiers connus de rares pêcheurs conduisent à la rivière. C’est le royaume des kayakistes et autres adeptes de l’hydrospeed, qui s’offrent le grand frisson dans un bouillonnement de rapides baptisés de noms évocateurs. Accessible à tous ou presque (il suffit de savoir nager), le raft permet sans gros risque de s’aventurer au plus profond des gorges, où se maintient une vie sauvage que symbolise la loutre, dont la réapparition constitue le meilleur indicateur de la pureté des eaux du haut Allier.
Pour le saumon, c’est une autre histoire. Au terme d’un périple insensé, qui le voit gagner les eaux glaciales de l’Atlantique Nord, il revient rituellement se reproduire sur les frayères du haut Allier – une migration contrariée par la pêche intensive et par les nombreux aménagements qui entravent le libre cours de la Loire, puis de l’Allier. À Chanteuges, le Conservatoire du saumon et la salmoniculture déploient d’immenses efforts pour tenter de rétablir le cours naturel de sa migration.

Dans un tel contexte, la présence de l’homme est réduite à la portion congrue. Ponctuées de hameaux, quelques prairies courent sur les replats ou s’accrochent à la pente, comme au Sapet, où elles dessinent un paysage quasiment alpin. Mais aujourd’hui, c’est le tourisme qui fait vivre la vallée, grâce notamment aux sports d’eau vive et à la randonnée.

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