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Le haut Livradois
Au pays de Gaspard des Montagnes


Théâtre des aventures imaginaires de Gaspard des Montagnes, le haut Livradois est un pays de bosses et de creux, d’ombre et de lumière, de contes et de légendes, qui lutte vaillamment contre les méfaits de la désertification.
Constamment, le Livradois semble jouer à colin-maillard avec le soleil. Dans ce pays d’ombre et de lumière, les chemins traversent des forêts si denses qu’elles semblent des tunnels. On s’y enfonce comme dans la nuit noire, mais à intervalle irrégulier, on renoue avec le jour, ébloui en pointillé, à la faveur de quelque trouée, clairière ou coupe claire.
Le haut Livradois se dévoile alors, mosaïque de bois noirs, de prés, d’étangs et de hameaux cuivrés, hanté par la figure mythologique de Gaspard des Montagnes. Tutoyant le Forez, cet ensemble de plateaux granitiques culmine à 1 210 mètres, au signal de Mons, et la route qui grimpe au Vernet-la-Varenne, puis à Saint-Germain-l’Herm, gradue consciencieusement la dénivelée, centaine de mètres par centaine de mètres, jusque sur les crêtes boisées. C’est peu dire que ces hautes terres sont rudes, y compris dans le nom des villages qui, tel Saint-Éloy-la-Glacière, en dit long sur les longs hivers, les courts étés, le silence, la solitude et l’ombre des résineux qui étend son lourd manteau de froidure dans les cours des fermes massives et chenues.
Mais contre vent, neige et pluie, Le Livradois reste une terre de culture, marquée à l’encre bleue par Alexandre Vialatte ou Henri Pourrat. Vialatte qui, traumatisé par la défaite et la captivité, écrivit Le Fidèle Berger à Saint-Amant-Roche-Savine. Et Pourrat, bien sûr… En superposant l’avéré et le légendaire, en entremêlant l’historique au surnaturel, l’écrivain a tout bonnement réinventé le haut Livradois, jusqu’à en faire une terre mythologique, peuplée de dracs, de galipotes et autres diableries. Aujourd’hui, de Susmontargues au col des Fourches, on suit Gaspard des Montagnes à la trace, et c’est sans doute la meilleure façon de découvrir le Livradois, de s’imprégner de cette ambiance si particulière. Il suffit de suivre les petites routes et les chemins qui, se hissant du fond des bois, conduisent en quelque imprenable point de vue ; ou, à l’inverse, s’enfoncent au plus profond des sapinières, pour déboucher sur une clairière où pointent des pierres dites « folles ». À deux pas de la maison forestière de Boisgrand, cet ensemble mégalithique semble cristalliser toutes les légendes qui s’attachent au Livradois, comme au temps de Pourrat, quand « la vieille Marie contait et contait, assise dos rond près de sa fenêtre. » Là, dans le calme abyssal d’une après-midi de printemps et dans les senteurs de sous-bois, de fougères et de genêts en fleur, on jurerait entendre sa voix…

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