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Le lac du Guéry face aux monts Dore
Le lac du Guéry face aux monts Dore

Les monts Dore

Quatre millions d’années, c’est le temps qu’il aura fallu aux monts Dore pour acquérir leur aspect actuel, au terme d’un scénario très embrouillé.

Les monts Dore constituent un stratovolcan, ensemble composite érigé sur une très longue période à partir de multiples bouches éruptives. Les stratovolcans ont pour caractéristique de connaître un ou plusieurs effondrements majeurs au cours de leur histoire : le volume des matières qu’ils éjectent est tel que le plafond de la chambre magmatique finit par s’écrouler, engloutissant la partie sommitale de l’édifice et formant une dépression circulaire entourée de falaises qu’on nomme caldeira. Puis d’autres éruptions surviennent, masquant en partie les évènements précédents, et ainsi de suite.

 

Pour complexifier le tableau, l’érosion (torrentielle ou glaciaire) s’est mise de la partie en entaillant longuement le paysage, laissant en relief les cheminées volcaniques et les filons de lave. Dans ce contexte, il est surprenant de trouver une trace marquée de la formation de la caldeira de haute Dordogne, survenue voici 2,5 millions d’années. Entre Le Mont-Dore et La Bourboule, la jeune rivière dessine précisément le bord septentrional de cet effondrement, dont l’arrondi se suit du regard entre la grande Cascade, le flanc du puy Gros et Murat-le-Quaire.
Les Roches Tuilière et Sanadoire
Les Roches Tuilière et Sanadoire

Derrière les thermes Choussy (à La Bourboule) subsiste l’un des plus beaux « miroirs de faille » que connaissent les géologues, témoin intact de ce cataclysme antédiluvien. Quant aux matières éjectées dans un premier temps (un volume inimaginable de ponces), elles forment une « grande nappe » visible aussi bien à Saint-Nectaire qu’à Rochefort-Montagne. Nuées ardentes, montées de laves pâteuses comme aux roches Tuilières et Sanadoire, coulées de diverses natures, nappes de cendres, avalanches de boue, éruptions phréatomagmatiques et pliniennes (du type du Vésuve) fréquemment survenues sous les glaciers…

 

Le grand théâtre des monts Dore ne baissa le rideau qu’il y a 250 000 ans, laissant aux volcanologues le soin de dénouer les ficelles d’un scénario fort embrouillé. Le promeneur du dimanche peut néanmoins mettre un nom sur les principales bouches éruptives du massif : le puy de l’Angle, le puy de l’Aiguiller, la banne d’Ordanche et bien sûr le puy de Sancy, point culminant de l’Auvergne, à 1886 mètres d’altitude.

 

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