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Mézenc, l'espace
et le temps

Au sud de la Haute-Loire, le Mézenc hisse sa masse volcanique jusqu’à 1 753 mètres d’altitude. Sur cette frontière aride, des hommes s’accrochent fièrement et veillent sur l’esprit d’un pays partagé entre le passé, le présent et le futur.
Le mont Mézenc
Le mont Mézenc
Par nature, la morphologie des hautes terres volcaniques du Mézenc rassemble les extrêmes. Sur le versant nord-ouest s’étire le vaste plateau ligérien, étendue de pâtures infinies où se terrent, à l’abri des vents, d’imposants corps de fermes aux toits de lauze. Tandis qu’à l’est, intensément sculpté par l’érosion, le pays des Boutières exprime des paysages hérissés de sucs.
S’attardant sur l’arête pyramidale parfaite du suc de Sara, on fait le plein de reliefs affirmés et sereins. De part et d’autre du mont Mézenc, l’Alambre (1 691 mètres) et le Chaulet (1 622 mètres) ouvrent sur des univers intimistes : au nord, le bourg et les narces de Chaudeyrolles dominés par les anciennes carrières de lauze du mont Signon ; au sud, non loin des sucs de Taupernas et Montfol, les vestiges de la chartreuse de Bonnefoy récemment restaurés. De type continental, marqué de nettes influences méditerranéennes, le climat y est rude – à la mauvaise saison, effaçant les repères, la burle redessine des paysages neigeux où se confondent parfois ciel et terre.

À partir des années 1990, afin d’échapper à la fatalité de l’exode rural, les éleveurs ont peaufiné un label mettant en évidence les signes distinctifs du plateau : altitude, géologie, topographie, biodiversité et traditions. En 2006, la viande de bœuf fin gras du Mézenc obtient son Appellation d’origine contrôlée et devient ainsi la première AOC viande du Massif central. Dans le même temps, le massif Mézenc-Gerbier est labellisé premier pôle interrégional d’excellence rurale. L’ambition d’en faire une destination agricole, culturelle, scientifique et touristique de niveau européen est d’ores et déjà perceptible : construction d’une Maison du fin gras à Chaudeyrolles, création d’un atelier pour la violine de Borée, projet d’une Maison de la découverte Haroun-Tazieff à Fay-sur-Lignon, d’un espace culturel européen dans les bâtiments conventuels de l’abbaye du Monastier-sur-Gazeille, valorisation des sources de la Loire comme « source d’Europe »… Dans cette ligne, l’ouverture en 2007 de l’école du Vent, à Saint-Clément, est un modèle de valorisation intelligente du patrimoine, pour laquelle, en gage d’un développement durablement enraciné, l’ensemble de la population a été impliqué. Portée par l’idée poétique de l’existence d’un peuple du vent apprenant à ses enfants à voler, étayée par des connaissances scientifiques savamment scénographiées, elle incarne l’idée « qu’un pays qui rêve est un pays qui vit. »

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